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EVENEMENTS

Du fraternel et du sororal à l'adelphique

2026​

Journée d'étude clinique annuelle

Vendredi 11 Décembre 2026

9H / 17H 
à la Salle San-Subra
2 Rue San Subra - Toulouse

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Avec 

Clarisse AGOSTINI, Elisabeth ANGELIER, Bertrand CHAPUIS,

Michèle LAMOTHE, Gérard MITTAUX-BIRON, Joëlle REIX, Didier SALLES, André SOUEIX, Melinda TEXIER-BAZIN, Éric THOMAS

​Le fraternel est à envisager plus largement que par la dépendance aux figures parentales. Il est aussi un lien de forme horizontale entre pairs. A l’instar du sororal, il est le creuset du lien au semblable et à un autrui, il participe du lien d’amitié, de couple, voire professionnel.

 

Les anciens nommaient adelphes les enfants issus des mêmes parents. Pour tenir compte de l'évolution des formes de familles et d’accueil des enfants et des adolescents, nous pourrions désigner comme adelphes des personnes qui partagent une expérience de vie significative et se reconnaissent comme tels. L’adelphique fait d’ambivalence participe des complexes familiaux.

 

Dans les pratiques familiales et d’entraides contemporaines, les liens adelphiques se constituent à partir des imagos fraternels et sororaux.

Ces représentations évoluent en fonction des expériences de vie et du roman familial qui façonnent la manière d'être en relation avec les autres. L’adelphie lie bisexualité psychique, association de traits féminins et masculins, et l’adelphie intrapsychique constituée des représentations du sororal et du fraternel dans la psyché.

 

A partir de modèles théoriques et de pratiques cliniques, nous vous proposons d'échanger pour contribuer à la compréhension des dynamiques psychiques en jeu dans les fonctionnements familiaux.

Évènements passés

Horizon actuel de la fraternité : sororal, fraternel, adelphique

Soirées d'étude clinique du jeudi

29 Janvier, 19 Février, 19 Mars, 16 Avril, 21 Mai 2026

20H30 / 22H30 
à la CMS 2  Rue Malbec - Toulouse

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Soirée du 21 mai (en présentiel + visio) :

La construction identitaire et subjective se fait en lien avec un autre et plus d’un autre. Cet autre, double transitionnel, par sa présence, ses reflets et échos, son accordage, ses soins, amène à l’identification du semblable et du différent au travers de l’autre et en soi.

Ce processus est rendu complexe : 

  • lors de la rencontre d’adelphe à la crèche, 

  • pour assumer un rôle éducatif en tant que jeune adulte professionnel, 

  • dans les rôles que prennent les enfants dans la migration familiale, 

  • pour un couple conjugal devenir aussi parental. 

Nous présenterons la situation des personnes, les accompagnements et les effets de transformation.

Cycle 2026 : 

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Le sororal, le fraternel, inclus dans l’adelphique, définissent ce qui relève de la même matrice, posent la complexité de faire parité, groupe, génération. Le lien adelphique peut naître de la biologie pour les enfants issus de germain, du juridique par l’adoption, il peut naitre aussi par le partage du quotidien dans les familles recomposées et d’accueil et dans les placements en maison d’enfants et adolescents. Il peut être étendu aux cohortes générationnelles qui partagent l’émergence d’une nouvelle culture, de nouvelles technologies, tel le numérique qui a permis les liens virtuels par les réseaux sociaux qui font appartenance générationnelle. L’accélération du temps subjectif, l’augmentation de l’espérance de vie, le développement des réseaux de  communication, le  fait d’être des contemporains augmentent les possibilités de transmission horizontale intra générationnelle. Dans ce creuset générationnel se joue l’identification du semblable et du différent au travers de l’autre et en soi.

Dans la famille, l’adelphique signifie le partage des parents, des places et des rôles, il participe des complexes familiaux. Selon la définition de R. Kaës, le complexe fraternel désigne "une organisation fondamentale des désirs amoureux, narcissiques et objectaux, de la haine et de l’agressivité vis-à-vis de cet« autre » qu’un sujet se reconnait comme frère ou comme sœur". L’hainamoration qui condense les pulsions du moi relevant de la haine et les pulsions sexuelles relevant de l’amour, témoigne de l’ambivalence dans le lien. Le mythe de Narcisse, les enfants uniques, le compagnon imaginaire, le double spéculaire rendent compte de la dimension intrapsychique du complexe fraternel en dehors de tout lien germain.

Qu’en est-il de la place de chaque enfant précédant ou suivant un autre dans le groupe des enfants ? La réalité des familles s’écarte de l’idéal d’égalité, il peut y avoir un adelphe préféré. Cette préférence assumée ou inconsciente n’est pas forcément un avantage narcissique pour l’adelphe concerné.

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Réinvestir la puissance créatrice de la parole       2025

Journée d'étude clinique annuelle

Vendredi 5 Décembre 2025

9H / 17H 
à la Salle du Sénéchal - Toulouse

Avec 

Bertrand CHAPUIS, Béatrice CHEMAMA-STEINER, Gérard CHIMISANAS,  Marie-France FEGER, Gaïka KELESSI, Marion LEFEBVRE,

Maguy MONMAYRANT, Rémi SAINTE-ROSE, Annaël VIALLETON

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Ainsi, lors de cette journée nous proposons de revisiter ce qui fonde la parole, ce qui préside à notre condition d’être-parlant et à son devenir, et de considérer les médiations comme espaces potentiels pour se ressaisir de sa puissance créatrice.

La Parole, « maison de l’être », est-elle en crise ?

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Dans notre monde d’échanges dématérialisés, d’accumulation de données, de diffusion permanente d’informations ; dans notre espace social et intime saturé par un moulin infini de propos, de recommandations algorithmiques et de commentaires bavards, y-a-t-il encore une place pour la « parole » d’un sujet ?

 

Face à cet affolement de l’univers de la communication qui colonise aussi nos espaces cliniques, quels cadres inventer pour qu’advienne une parole qui ne soit pas que du vent ? Comment œuvrer pour l’émergence d’une parole subjective et créatrice ?

 

Nos expériences cliniques nous ont amenés à considérer que la parole s’origine dans l’expérience primordiale d’un nouage au corps de l’Autre. Le travail psychothérapeutique avec les médiations constitue une aire d’expérience concrète qui permet de re-trouver les sources de ce nouage d’avant la verbalisation.

 

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Soirées d'étude clinique du jeudi

20H30 / 22H30 
à la CMS 2  Rue Malbec - Toulouse

13 Février, 6 Mars, 3 Avril, 15 Mai, 25 Septembre 2025

Si le langage spécifie la condition humaine, constatons que cette condition est aujourd’hui portée par une numérisation envahissante de tous nos rapports à l’Autre.

Dans ce monde d’échanges de plus en plus dématérialisés, d’accumulation de données, de diffusion permanente d’informations, y a-t-il encore une place pour la parole d’un sujet ? La parole actuelle ne risque-t-elle pas de glisser vers un bavardage creux et sans fin ?

Face à ce moulin infini de propos, de commentaires, de recommandations, de fausses informations, comment reconnaître une parole subjective et créatrice, comment permettre son avènement ?

Notre expérience clinique nous a amenés à considérer que la parole advient dans l’expérience primordiale d’un

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nouage au corps de l’Autre. Aux antipodes donc du bavardage vide de sens, la Parole doit être entendue comme source de relations, pensées, poésies et créations.

Hannah Arendt formule le constat effroyable que les politiques publiques reposent sur l’espoir de changer l’homme pour sortir de la crise et d’intervenir sur sa nature. Cet espoir se fonde, dit-elle, sur une confusion majeure entre la politique et la violence contenue dans le désir d’une réduction des hommes au pluriel en faveur d’une humanité unique. L’ère de la communication numérique serait-elle symptomatique de ce dessein anthropophage ?

La Parole, « maison de l’être », est en crise, sommée de périr ou de se réinventer. Comment résister à ce qui veut l’anéantir ? Comment résister aux effets de son déchaînement anarchique, de son érosion dans nos espaces individuels comme dans nos pratiques institutionnelles ?

Quels cadres inventons-nous dans nos espaces cliniques - quitte à désobéir - pour qu’advienne une parole qui ne soit pas que du vent ? Qu’en est-il de notre puissance créative ?​

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Des  adolescences  actuelles                             2024

Journée d'étude clinique annuelle

Vendredi 6 Décembre 2024

9H / 17H 
à la Salle du Sénéchal - Toulouse

Avec 

Bertrand CHAPUIS, Gérard CHIMISANAS, Marie CHIOCCA, Elise DUPOUY, Béatrice FABRE, Thomas GORSE, Christophe LOISON, Marion ROUDEL, Rémi SAINTE-ROSE, Didier SALLES, Nathalie SOUSSI, Amélie VEYLON

Dans un après-coup de nos soirées, notre journée clinique mettra en lien les différentes contributions auxquelles s'ajoutera la participation d'équipes dédiées aux adolescences actuelles.

La construction identitaire et l'expression subjective des adolescences actuelles se font sous la pression de la définition de soi-même avec un socius hyper-connecté. Le lien social s'augmente d'une modalité virtuelle qui survalorise l'image et tend à un effacement des limites entre public, privé et intime. Les enjeux d'identification et de séparation sont en arrière-plan d'une avant-scène bruyante qui expose les corps des adolescents dans l'expérience et le théâtre du sexuel. La transmission intergénérationnelle est souvent rejetée voire tabou notamment pour les générations suivant celles de la migration. Les assignations de rôles sont remises en question, sexualité et sexuation sont détachées bien que chaque personne ait à faire un bricolage entre ses assignations sociales de genre et son sexuel-infantile.

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La jeunesse actuelle comme toute nouvelle génération questionne le monde

tel qu'elle le découvre et participe de l'innovation sociale en se déliant des contradictions anciennes. Elle nous encourage à prendre conscience de notre contre transfert notamment interculturel pour éviter que l'écoute soit compromise par le bruit des certitudes et stéréotypes issus des normes actuelles.

Ce désormais très long processus d'adolescence n'est pas sans difficultés ni manifestations de souffrance. Comment les dispositifs d'aide et de soin, attentifs au désir d'indépendance vers une autonomie créatrice sont-ils accessibles, malléables et transitionnels ? Comment les parents trouvent-ils leurs places dans ce processus qui marque un changement généalogique et une transformation du lien à leur enfant, voire à leur infantile ?

Lors de cette journée, nous souhaitons poursuivre l'effort d'aller vers une pratique clinique à l'écoute du contexte historique et sociétal. Elle nous incite à revisiter nos théories psychanalytiques pour y débusquer ce qu'elles contiennent d'essentialisation.

Des  adolescences  actuelles                             2024

Soirées d'étude clinique du jeudi

C’est quoi comprendre ?                                    2023
(En présence de l’autre)                                  

Afin de rester proches des questions contemporaines, nous avons choisi pour nos soirées cliniques de 2024 la thématique "des adolescences actuelles" pour évoquer le nouveau malaise de notre culture occidentale face à la grande diversité des expériences qu’amènent les processus d’adolescences et les nouvelles configurations familiales que nous rencontrons.

Les adolescences actuelles se manifestent dans une société de consommation qui leur désigne des attributs identitaires et où leur situation entre en résonance avec la quête de soi, injonction faite à chacun. Certaines de ces adolescences interrogent l'héritage colonial et ses conséquences sur les descendances des populations traumatisées et contraintes à l'exil. Elles remettent en cause cet héritage difficile à recevoir et à élaborer.

Les adolescences et les chercheurs eux-mêmes en situation "trans" nous interpellent sur leur devenir, en nous proposant leurs propres récits. La psychanalyse est interpellée quant à son référentiel culturel comme l'ont fait les psychanalystes contemporaines de Freud qui refusaient déjà la part de naturalisation et d'essentialisation du féminin.

Les conduites adolescentes font écho à nos propres vécus et la position du clinicien ne saurait s'ajuster sans tenir compte, a minima, de cette résonance affective. Ces résonances propres à la relation clinique sont mises au travail par des regards croisés qui examinent ce lien particulier entre adolescents et professionnels.

Les revendications identitaires et de transformations sociétales caractérisant ces adolescences sondent l'existence de nouvelles destinées pulsionnelles dans un contexte d'évolution des fondations de la famille et des liens familiaux.

La société distingue dorénavant procréation et sexualité. Cette évolution amène des adolescences transidentitaires à affirmer leur droit à déterminer leur genre ressenti indépendamment du corps. Ce corps présent et vécu met sur la sellette le sexuel, le genre et la binarité. Dans le sillage des "hystériques", l'origine de la psychanalyse nous rappelle qu'elle est fondée sur une pratique de parole également engagée dans l'accompagnement des corps.

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20H30 / 22H30  à la CMS - Toulouse

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Soirées d'étude clinique du jeudi

Programme/Inscription

Chaque année, trouver un nouveau thème pour animer les soirées cliniques de FARE est l'occasion pour les participants au Conseil scientifique d'un échange à bâtons rompus sur l'évolution de nos pratiques en lien avec les questions d'actualité. La difficulté est avant tout de trouver un titre qui vous mobilise et vous donne envie de venir échanger avec nous. En effet, les symptomatologies que nos métiers rencontrent sont-elles si différentes d'une époque à l'autre, d'une société à l'autre ? Nécessitent-elles des réponses si nouvelles ? 

Notre hypothèse est la suivante : ce ne sont pas tant les modalités d'expression symptomatique qui changent ; elles touchent toujours autant le mental et le corporel ; c'est la compréhension de leur origine qui a tendance à changer de modèle avec les progrès des neurosciences et les nouvelles grilles de lectures. 

Alors, pour 2023, nous avons volontairement choisi un titre à la syntaxe enfantine :

"C'est quoi comprendre ?" en ajoutant la parenthèse (en présence de l’autre) en guise de clin d'œil aux propositions de Donald Winnicott sur "la capacité d'être seul", capacité de l'enfant que Winnicott observe dans son parcours "de la pédiatrie à la psychanalyse" (1958). 

Les intervenants et les participants pourront apporter leurs réponses tout en se gardant de trop de certitude. Le philosophe, Saint Augustin a pu dire : “Qu'est-ce donc que le temps ? Quand on ne me le demande pas, je le sais mais dès qu'on me le demande et que je tente de l'expliquer, je ne le sais plus.”

Qu'en comprenez-vous ? 

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FARE - Association de Formation et de Recherche pour la Santé Mentale Infanto-Juvénile
12 rue du Béarnais 31000 TOULOUSE - Tél : 05.61.12.21.43 // Email : association.fare@free.fr

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