



Les propositions de l’axe clinique se poursuivent : formation, supervision et analyse de pratiques toujours en référence avec les concepts clés tels que pulsion(s), processus primaire, transfert entre soignants-soignés, secondarisation. Ces notions pourraient paraître dépassées ; pourtant l’absence de secondarisation chez les jeunes générations se manifeste par de l’impulsivité dramatique. Face à cette évolution actuelle de la clinique des troubles, le désir de mettre en commun et de partager des réflexions sur les modalités de développements de ces troubles, sont des besoins pour beaucoup de soignants. Véritable boomerang dans la tête des dirigeants supposés répondre au « plus jamais ça » ! Les demandes d’adhésion à notre association déjà accueillies l’année précédente et provenant de professionnels engagés dans leur pratique de soins se sont confirmées.
Devant ce constat, notre Conseil d’Administration prend conscience qu’il est nécessaire d’adapter nos missions et notre communication aux nouvelles attentes, nouveaux besoins, des institutions et des professionnels. D’un lieu de recherche et de formation pour la santé mentale infanto-juvénile, FARE doit peut-être devenir un lieu d’entraide collectif pour qu’ensemble, avec vous, nous puissions accompagner les troubles inhérents aux conflits entre les générations, conflits entre le monde dit infantile et celui des adultes quand il se veut être un monde parental.
Nous souhaitons donc aller à votre rencontre, par l’intermédiaire des directions ou des bureaux de CA, pour engager ensemble une réflexion sur l’avenir des soins destinés aux enfants et aux adolescents : leur permettre, à chacun selon ses moyens, de secondariser leurs pulsions pour qu’ils soient en mesure de vivre leur vie au milieu des autres.
Bertrand CHAPUIS, janvier 2026.
